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19 août 2017

Plus chaude que prévue

Plus chaude que prévue

Le temps doux que nous expérimentons depuis le début du printemps nous amène à penser que l'automne sera aussi doux. Les effets qu'une période de temps chaud, aurait sur le comportement du chevreuil reste à déterminer.


Une des choses les plus importantes à se rappeler, quand les chasseurs de chevreuils à l'arc, seront à l'oeuvre le 23 septembre prochain, dans la zone 08 nord. Bien que la température douce, peut amplifier ou retarder les déplacements des chevreuils, la chaleur n'éliminera pas leur besoin de se nourrir.

À partir du moment qu'ils muent de leur pelage d'été à celui d'hiver, les chevreuils sont physiquement préparés à affronter l'hiver. Les chevreuils s'adaptent bien à ces écarts de température en ce sens, qu'ils vont se déplacer au minimum.

 
Puisque le champs adjacent au boisé de chasse, sera complètement couvert de mas. Les chevreuils choisiront un endroit pour se coucher, entre 25 et 75 mètres du champs de maïs, à l'intérieur du boisé. Cette d'information ne m'est pas apparu immédiatement il y a 2 ans, alors que le même champs était recouvert de maïs. Ce n'est qu'après avoir aperçu un nombre élevé de chevreuils, s'enfuir alors que je m'approchais de mon stand pour y monter.
La plupart du temps les chasses du soir sont les plus productives pendant que la température dépasse les moyennes normales pour ce temps de l'année.



À cette époque de l'année, la nourriture est très abondante. D'ailleurs il faut constater qu'après les 3 premiers jours du début de la saison de chasse à l'arc, les observations de chevreuils diminuent graduellement.

 Une obligation: éliminer la senteur humaine

Bien sûr le contrôle de la senteur humaine est une affaire difficile quand il fait chaud. La plupart des chasseurs à l'arc utilisent ce qu'il y a de mieux sur le marché et lavent leur linge dans des détergents sans odeurs, entreposent leur linge dans des contenants étanches et se vaporisent avec des éliminateurs d'odeurs quand ils vont chasser.

 
Un autre truc pour garder le contrôle de votre senteur humaine, c'est d'apporter avec vous dans un havresac du linge de rechange fraîchement lavé et sans odeur. Lorsque vous arriverez à votre stand, vous n'aurez alors qu'à vous changer.
 
C`était l'opinion du blogueur en ce 19 août 2017.
 
André Nanook Simard

18 août 2017

Le cournouiller

Le cornouiller

Le cornouiller stolonifère est un arbuste à l'écorce rouge, qui pousse en abondance dans les terres humides de toutes les régions nordiques des États Unis ainsi que dans les régions du sud du Canada. 
 
Voici une photo:



Il atteint une hauteur moyenne à maturité de 180 centimètres. Les tiges sont très souples, alors que les feuilles d'un vert moyen sont rondes à la base et pointues à l'extrémité. Le dessous des feuilles est également légèrement velu. Certaines personnes identifient parfois cette plante comme un "saule rouge" ou "saule stolonifère", mais ce n'est absolument pas un saule!

À la fin de mai, le cornouiller stolonifère laisse apparaître de petites fleurs sous forme de grappe d'un blanc laiteux. Les grappes de fleurs contiennent de 10 à 12 fleurs, ce qui fait paraître cet arbuste beaucoup plus attrayant. Les fleurs vont se transformer en fruits au cours de l'été. Le cornouiller produit ainsi une abondance de petits fruits cireux de couleur blanc crème.

Voici une photo: 

 


On m'a raconté que traditionnellement,  les fruits du cornouiller stolonifère étaient un des goûters préférés des chasseurs autochtones. Certaines parties de l'écorce étaient aussi utilisées par les autochtones dans la fabrication de thé pour traiter les troubles du foie et de la poitrine.

AVERTISSEMENT : Toutes les parties du cornouiller stolonifère peuvent être toxiques si elles sont consommées en grandes quantités.

Un élément indispensable

Le cornouiller stolonifère est un ingrédient indispensable, à la survie du cerf de virginie, dans les régions nordiques de l'Amérique du nord. Le chevreuil ou cerf de virginie, se nourrit amplement des pointes des rameaux du cornouiller stolonifère pendant l'hiver.

Voici une photo:

 


Dans notre territoire de chasse, le cornouiller stolonifère est très abondant et il est courant de constater que toutes les pointes des branches de l'arbuste ont été coupées par les chevreuils.

Phénomène intéressant

Les chevreuils broutent pendant l'hiver toutes les pointes des tiges du cornouiller stolonifère. L'arbuste réagit au printemps suivant,  en doublant la tige au point de coupure comme en fait foi la photo ci-jointe. Le chevreuil en ce faisant,  s'assure d'une production double de pointes consommables pour l'hiver suivant.

Voici une photo:

 


J'ai remarqué qu'il y a 5 à 6 ans, les chevreuils retardaient de plus en plus à chaque année leur départ pour se rassembler en ravage à plusieurs kilomètres de notre boisé de chasse. Avant de partir en ravage, les chevreuils broutaient tout ce qu'il y avait de disponible en nourriture, y compris bien sûr tous les cornouillers stolonifères sur place.

Aujourd'hui, je suis en mesure de constater que l'abondance des cornouillers stolonifères dont les pointes ont été doublées à chaque année depuis de nombreuses années, permet à plusieurs chevreuils de rester sur place pour passer l'hiver.

Est-ce l'instinct de ces animaux magnifiques qui s'exprime face aux conditions difficiles de survie dans les régions nordiques, ou si c'est simplement l'ordre naturel qui s'affiche devant nos yeux ?

C'est l'opinion du blogueur en ce 18 août 2017.

André Nanook Simard

17 août 2017

Chasser est un instinct

Une habileté qui se perd

La société moderne a permis à une habileté que nous avions tous, de se perdre dans les méandres des rues bétonnées du centre-ville. 




La société fait maintenant la chasse pour nous, car la chasse est devenue une activité beaucoup trop difficile, pour la plupart des citadins. La société a donc permis graduellement que des animaux, soient élevés spécifiquement pour les manger. Le goût pour ces animaux d'élevage s'est développé graduellement, et ils sont devenus la principale source de nourriture, dans notre société nord-américaine.



Mais le don de chasser que le Grand Créateur, avait gracieusement mis dans nos mains laborieuses, s'est affaibli avec le temps, est maintenant en train de disparaître, chez plusieurs de nos compatriotes. À chaque fois que je chasse, je me demande toujours, à qui cette habileté particulière que je possède, devrait être transmise.


Ma culture est celle de la chasse

Ma culture c'est la culture des gens qui comprennent encore, comment célébrer l'esprit de la chasse. Cet esprit qui nous enseigne, que ce n'est pas de la responsabilité de la société, de prendre soin de notre race. C'est à la race humaine de prendre soin d'elle-même, et de modeler la société comme elle l'entend.





Chasser est un instinct naturel. Pour ceux qui ne croient pas, à ce qu'ils pensent n'être que des balivernes, rappelez vous que la prochaine fois que votre estomac, vous indiquera sur l'autoroute que vous avez faim , que vous allez rechercher un restaurant. En ce faisant vous chassez , même si c'est le restaurant McDonald, qui va effectuer la chasse et la récolte pour vous. 



Pour ceux qui se réjouissent à chaque fois, qu'ils contemplent les merveilles de la nature, vous devez sûrement convenir avec moi, qu'il serait passablement plus simple d'aller faire votre commande, en forêt sauvage et à la chasse, que dans les supermarchés d'alimentation connus.

C'était une opinion du blogueur en ce 17 août 2017.

André Nanook Simard

Rencontre inusitée

Pendant le scouting du mois de mars ce printemps, je me promenais dans un boisé adjacent à celui que je chasse habituellement. Quelle surprise de constater, qu'un hibou grand duc juvenile, habitait ce petit boisé.

J'en ai profité pour prendre quelques photos que je vous partage:


 
Compte tenu que je ne reconnaissais pas les oreilles d'un grand duc et que je n'ai jamais pensé que ce dernier pouvait être un bébé grand duc, j'ai consulté le forum de Québec Oiseaux.

Un participant m'a affirmé que la maman grand duc pond ses oeufs au mois de mars. Il disait également avoir surveillé pendant quelques années un nid de grands ducs en Abitibi, qu'il a vu plusieurs fois la maman couver ses oeufs, alors que la neige la recouvrait.

D'une part si je considère que ces photographies ont été prises le 9 mai 2009, alors que le bébé était déjà autonome, ce devait faire au moins un mois qu'il était né. La pousse des rémiges (plumes larges), pour pouvoir voler prends environ un mois. Compte tenu que la couvée des oiseaux, est habituellement de 21 jours. Si je calcule bien, cette maman grand duc aurait donc pondu ses oeufs vers le 21 mars 2009, en hiver.

D'autre part je me demande bien ce que faisait ce bébé grand duc si près de la ville

C'était l'opinion du blogueur en ce 17 août 2017.


André Nanook Simard

Les médias sociaux et la chasse

Avantage de l'internet

Avec l'avènement de l'internet, les chasseurs ont beaucoup apprécié correspondre avec d'autres chasseurs dans les forums. Les forums sur la chasse ont donné l'opportunité aux chasseurs d'ici de communiquer avec tous les chasseurs du monde entier, de rencontrer de nouveaux pourvoyeurs, de poser des questions et de donner leur opinions sur les nouveaux équipements qui arrivent sur le marché chaque année.


 
Aujourd'hui les chasseurs de toutes les parties du monde utilisent les médias sociaux pour communiquer entre eux. Facebook par exemple permet de tisser des liens avec des chasseurs d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'ailleurs.



Twitter est également un favori de plusieurs chasseurs et permet d'envoyer de courts messages à d'autres chasseurs pour rester en contact.


Quand ces images sont rendues publiques, toute la famille et les amis du chasseur peuvent les visionner et y laisser des commentaires.



 De plus si un chasseur veut commencer son propre blog ou forum, les divers outils gratuits de l'internet lui rendent la vie facile.


La voie du futur

Les médias sociaux sont la voie du futur. Chaque jour je vois de plus en plus de chasseurs se joindre à Facebook et à Twitters. Il n'y a pas seulement les chasseurs qui se joignent à ces médias sociaux;  tous les fabricants d'équipements de chasse ainsi que les gros magasins s'inscrivent aujourd'hui à ces médias sociaux pour communiquer avec leurs clients. C'est sans doute une façon moderne et efficace de contacter leurs clients et d'offrir leurs produits au grand public.

C'était l'opinion du blogueur en ce 17 août 2017.


André Nanook Simard

16 août 2017

Le chasseur de trophée




Chasseur de chevreuil à l'arc

Les chasseurs à l'arc peuvent devenir de meilleurs chasseurs s'ils évitent quelques pièges susceptibles de détruire leurs chances de récolter un chevreuil. Le premier de ces pièges c'est d'essayer de récolter un chevreuil trophée.  

 

Un chasseur veut un trophée

Une fois qu'un chasseur à l'arc commence à s'intéresser au sport de la chasse au chevreuil, il commence aussi à lire les magazines spécialisés, à s'informer sur les méthodes de calcul des panaches, à s'informer sur les chasseurs, qui récoltent des chevreuils avec de si gros panaches. Tout chasseur qui commence peut se fixer comme objectif de devenir un chasseur de chevreuil trophée. 


Comme chasseur de trophée, un chasseur de chevreuil peut passer toute une saison de chasse au complet sans même voir un panache intéressant, car un chevreuil doit avoir tout un panache s'il veut faire partie du livre des records. 

 

Récolter un trophée n'est pas l'objectif ultime 

Récolter un chevreuil à la chasse à l'arc et profiter abondamment du plein air, c'est l'essence même du sport de la chasse. Un chasseur qui chasse uniquement pour les trophées manque essentiellement ce qu'il y a de meilleur dans la chasse, parce qu'il est obsédé par son objectif. 

C'était l'opinion du blogueur en ce 16 août 2017.

André Nanook Simard

Un ''bon'' chasseur à l'arc

Dans les 20 dernières années que j'ai étudié, que j'ai chassé le chevreuil à l'arc, sans manquer une seule saison, j'en suis venu à croire que plusieurs chasseurs, commettent toujours les mêmes erreurs d'années en années. Cet article traitera des erreurs les plus couteuses qui empêchent les chasseurs à l'arc de récolter leur chevreuil chaque année.


Incapacité à comprendre le chevreuil

À titre de chasseur de chevreuil, j'ai depuis longtemps réalisé qu'il est très important d'étudier le comportement du chevreuil. Depuis plus de 20 ans, je suis devenu l'élève le plus studieux de la classe des chasseurs de chevreuil. Au fur et à mesure que j'ai découvert les habitudes et les comportements du chevreuil dans son habitat naturel, je suis devenu un chasseur à l'arc.
 Mais malgré la masse de connaissance que j'ai acquise au cours de toutes ces années, il y a toujours un chevreuil qui va me rappeler que je n'en connais encore que très peu sur cet animal merveilleux.

À force d'observation vous devriez être en mesure de lire les signes, laissés par le chevreuil, d'apprendre comment il se comporte, et pourquoi il se déplace sur le territoire. Un bon chasseur est celui qui se demande, pourquoi un chevreuil fait ceci ou cela, pourquoi un autre chevreuil ne réagit pas de la même façon.
 

Le bon chasseur demande toujours pourquoi et cherche constamment la solution . C'est véritablement un travail de détective, qui recherche des indices et des preuves. À la fin le puzzle s'éclaircit, et des réponses apparaissent. Mais dans les faits, aussitôt qu'une réponse apparaît, une autre question surgit, et c'est cette constante recherche, qui alimente ma passion pour cet animal.
Sans contredit, quand on demande aux chasseurs quel est la première source de nourriture du chevreuil dans votre région, la réponse arrive rapidement. Mais quand on demande à ces mêmes chasseurs quelle est la deuxième source de nourriture de ces chevreuils, le silence s'installe rapidement. Comment pouvez vous prétendre préparer adéquatement votre prochaine saison de chasse ?
C'était l'opinion du blogueur en ce 16 août 2017.
André Nanook Simard
 

15 août 2017

les frottages de chevreuils

Les frottages 
 
Avec la fin du mois d'août et/ou au début du mois de septembre dans la plupart des régions, vous allez commencer à apercevoir des frottages sur les arbres et sur les arbustes. Les bucks se frottent sur ces végétaux en ce moment de l'année pour enlever le velours qui sèche sur leur bois.



Je ne pense pas que les bucks retournent sur une base régulière, aux endroits de frottages. Pour eux ces arbustes ne sont qu'un instrument parmi d'autres, pour enlever leur velours. Ce que ces frottages vous disent par exemple, c'est qu'un buck est passé par là,  a frotté son panache sur les arbustes, pour enlever le velours. Il ne sert à rien de s'attarder sur ce signe particulier.


Les frottages du pré-rut

Une fois un vieux chasseur m'a dit que les bucks marquent leur chemin en faisant des frottages sur les arbres. Ummm....okay. Mais j'ai un petit problème avec cette affirmation. Les bucks vivent toute l'année dans le petit boisé, pourquoi auraient-ils besoin de marquer leurs chemins à l'automne seulement ? Comment font-ils pour retrouver leur chemin pendant les autres périodes de l'année ? Personnellement, je n'y crois pas du tout.



Le genre de frottages que je trouve au début de la saison de chasse avant l'arrivée du rut, sont ceux qui m'intéressent le plus. Ce sont les frottages que les bucks font entre l'endroit où ils se couchent, et l'endroit où ils mangent. Vous en trouverez plusieurs le long des sentiers que les bucks utilisent régulièrement.



 
Écorchures et écorce arrachée

Je crois sincèrement que les frottages d'un buck particulier, disent aux autres bucks de la région immédiate, qu'il est sur place. En marquant ainsi leur territoire, les bucks font un peu comme les chiens qui urinent sur les arbres, dans chaque coin du terrain de leur maître.

Il me semble pertinent d'ajouter que les bucks, vont faire plusieurs de ces frottages, près de l'endroit où ils dorment. Une fois que vous vous éloignez de cet endroit, les frottages semblent devenir plus espacés le long du sentier. Vous pouvez quelquefois identifier à quel moment un buck a fait un frottage, en examinant de quel côté de l'arbre, le buck s'est frotté. Si le frottage est sur la partie de l'arbre, qui fait face à l'endroit où il se couche, vous pouvez presque affirmer qu'il a frotté cet arbre en se levant pour aller se nourrir le soir. Dans le cas inverse, c'était en revenant le matin. 



J'ai entendu diverses interprétations sur les frottages que laissent les gros bucks. Mais selon mon opinion, le message du gros buck est clair: c'est moi le ''boss'' et restez à l'écart de mon territoire. J'ai vu plusieurs gros bucks frotter de petits arbres, mais je n'ai pas vu de petits bucks faire des frottages-avertissement.

En général vous trouverez les frottages-avertissement, près de l'endroit où le gros buck se couche. Quand j'ai la chance d'en trouver un, je prends soin d'examiner attentivement les alentours, de trouver de quel côté l'arbre a été frotté. Il est aussi habituel de retrouver des arbres qui ont été frotté entièrement de tous les côtés.

En général j'essaie de garder le vent en ma faveur lorsque j'installe mon stand. Je ne serai peut-être capable de chasser ce stand que quelquefois dans la première semaine de la saison de chasse mais l'effort en vaut la peine. Je suis persuadé que le buck qui choisit une place pour y passer la nuit, la choisit pour ses avantages, pas pour vous aider à installer un stand durant la saison de chasse.


C'est l'opinion du blogueur en ce 15 août 2017.


André Nanook Simard

Je chasse à l'arc

Le ''feeling'' de la chasse

Comme chasseur je suis émerveillé à la vue du panache d'un gros chevreuil sortant calmement d'un bosquet dense dans la brume du matin. La vue d'un chevreuil imposant, difficile à discerner malgré le reflet du soleil levant sur les parties blanches de son pelage, ont vite fait de déclencher une poussée d'adrénaline dans mes veines de chasseur de chevreuil.



Je me demande toujours si l'animal va continuer à avancer et à se diriger vers moi pour avoir une distance raisonnable de tir, ou s'il va bifurquer et prendre une autre direction. La chasse c'est souvent ne pas savoir ce qui va se produire, mais souhaiter pour une occasion de tir que j'anticipe anxieusement depuis la dernière saison de chasse.

La chasse au chevreuil c'est le défi d'affronter, avec de bien faibles connaissances et des habiletés restreintes, un animal sauvage doté de sens super-développés par la nature. Pour d'autres c'est le plaisir de manger une viande sauvage avec des amis.  Mais peu importe la raison, la chasse est souvent une occasion de renouer avec des amis sincères partageant la même passion à la même période chaque année.

Un simple visiteur

Dans le fond, je ne suis qu'un visiteur à chaque fois que je vais dans le boisé de chasse. Je peux prétendre bien connaître le terrain mais le chevreuil quant à lui, y vit toute l'année et le connaît bien mieux. J'observe et j'essaie de prévoir les déplacements des chevreuils sans grand succès. C'est lorsque je crois avoir percé le mystère des déplacements d'un chevreuil, que ce dernier démontre sa grande capacité à éviter les dangers quels qu'ils soient. Le chevreuil est probablement l'animal le plus imprévisible qui existe.



La chasse me donne une occasion annuelle de partager avec mes semblables, mon amour pour la nature et pour les animaux sauvages dans leur habitat. Le plein-air a tellement à offrir aux chasseurs et aux autres utilisateurs qu'il est important de ne pas manquer les occasions qui se présentent pour en profiter.

La chasse est légale


Je ne suis pas et je ne serai jamais contre toute forme de chasse légale, mais j'offre à tous les animaux que je chasse une admiration sans borne et un respect des plus profond. La chasse pour moi est une espèce de rite sacré qui m'amène dans la forêt régulièrement. Je crois fermement que j'ai un rôle à jouer dans la conservation des espèces qui m'entourent.

Depuis 100 ans la chasse n'a jamais contribué au déclin d'une population d'animaux sauvages quelle qu'elle soit. Au contraire les fonds collectés par la vente des permis et les taxes sur les équipements achetés par les chasseurs, ont souvent permis d'améliorer les habitats et financé des recherches très importantes. Les conséquences d'une surpopulation d'animaux sauvages sont généralement la famine et la maladie, une façon pas mal moins humanitaire de mourir qu'être frappé mortellement par une flèche.

La chasse est un passe-temps plus émotionnel que physique. La majeure partie du plaisir qu'elle procure,  provient de l'anticipation profondément ressentie. Le chasseur rêve de ses chasses passées, y pense continuellement à tous les jours et compte les jours avant l'ouverture de la prochaine saison de chasse. 




Le chasseur manipule son dernier modèle d'arc acheté récemment avec respect et prends un plaisir intense à s'entrainer régulièrement pour raffiner à la limite ses habiletés de tireur. Le chasseur aime profondément le contact avec la nature sauvage qui s'offre à lui à chaque saison de chasse.

Une raison profonde

Je ne chasse pas pour tuer, mais il arrive que je récolte un animal à l'occasion. Tuer des animaux est certainement la dernière raison pour laquelle je chasse. C'est une des facettes, la moins comprise par les non-chasseurs. Je chasse parce que, j'en ressens le besoin. C'est quelque chose qu'on m'a transmis de génération en génération, depuis que l'homme-caverne a existé, et qui m'amène à émigrer vers les forêts sauvages à chaque automne. Chasser est une émotion, décrite par certains comme une expérience interne profonde.

C'était l'opinion du blogueur en ce 15 août 2017.
 

André Nanook Simard

14 août 2017

Les pommes

Une pratique très répandue

Nous en sommes rendus à ce moment de l'année avant la période de chasse proprement dite, à appâter nos sites de chasse. C'est une pratique très répandue au Québec d'appâter les sites de chasse. 


Le cas de la chasse à l'arc

Il y a des régions qui utilisent les carottes, d'autres régions préfèrent les pommes. C'est souvent relié aux cultures effectuées dans la région immédiate. C'est aussi une question de préférence personnelle. Je m'imagine bien que si un chasseur a eu du succès en utilisant des pommes comme appât, les chances qu'il va utiliser les mêmes appâts, les années suivantes sont doublées.




Les pommes ne rends pas la chasse plus facile

D'une part le chasseur doit prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas se faire remarquer. À cet effet il est préférable d'aller déposer les pommes pendant le jour alors que le chevreuil se repose. En général le choix de 12.00 à 14.00 heures est un choix judicieux. Rarement avons-nous vu des chevreuils déambuler à cette heure dans les champs de culture.

Il ne faut jamais oublier que plus vous êtes de chasseurs, plus les probabilités d'être décelés par les chevreuils augmentent. Je vous suggère de chasser seul ou en petit groupe et de permettre à chaque chasseur de chasser dans le même coin de territoire sur lequel il a fait ses séances de scoutings.

C'était l'opinion du blogueur en ce 14 août 2017.

André Nanook Simard

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